Et bien souvent, elle est tout simplement indispensable.
Dans la pratique, tous les photographes retouchent leurs photos, plus ou moins « photoshopées ». Qu’ils utilisent Lightroom, Darktable, Gimp ou d’autres outils, chacun passe par cette étape indispensable : redresser une image, éclaircir une scène un peu timide, raviver des couleurs que le capteur a ternies, équilibrer les contrastes pour retrouver la sensation du moment. Ces gestes ne trahissent rien : ils restituent ce que l’œil avait perçu.
Sublimer sans trahir, c’est choisir la justesse plutôt que l’effet. C’est respecter la scène, le geste, la lumière, l’intention du photographe. C’est affiner, équilibrer, harmoniser — comme on ajuste une phrase pour qu’elle chante juste.
La retouche devient alors un geste de fidélité : un moyen d’honorer l’instant capturé, de lui offrir sa meilleure version, sans jamais lui voler son âme.
*
Pour en savoir plus :
Petite_histoire_retouche_photo.pdf
De l’argentique au numérique : l’histoire de la retouche photo - Simatai

