22 décembre, 2025

J-3 : On ne bouge plus !

Voici un article pas très habituel, un peu décalé…. M’enfin c’est bientôt Noël !

On parle toujours des grands photographes, de leurs objectifs, de leurs réglages… mais jamais de celui qui fait tout le boulot sans broncher : le trépied. Oui, ce machin à trois pattes qui prend toute la place dans le salon et qu’on trébuche dessus une fois sur deux. Le pauvre. Trois jambes, zéro reconnaissance.

Parce qu’entre le café du matin, le froid de décembre et l’excitation de photographier les guirlandes, nos mains ne sont pas toujours d’une stabilité olympique. Le trépied, lui, ne tremble jamais, encore faut-il savoir le positionner… Et je sais de quoi je cause !

Entre les enfants surexcités, le chat qui grimpe dans le sapin et la guirlande qui clignote comme si elle avait bu trop de vin chaud, il n’y a qu’un être stable dans cette maison : le trépied. Lui, il reste droit. Fier. Impassible. Même quand la boule de Noël tombe pour la 4ème fois.

Vous voulez refaire exactement la même photo, mais en mieux, mais en différent, mais en pareil, mais en plus lumineux ? Le trépied dit oui. Toujours oui. Il ne juge pas vos 250 essais, oui, je sais, c’est beaucoup pour au final n’en garder que très peu.... Le trépied ne soupire pas. Il ne s’impatiente pas. Il reste là, stoïque, fidèle comme un vieux chien… mais en aluminium.

Filés lumineux, autoportraits où vous ne courez plus pour rejoindre le cadre, photos de nuit sans ressembler à un fantôme flou… Le trépied adore vos expériences. Plus c’est bizarre, plus il est content. Il est né pour ça.

Avec lui, on ralentit. On respire. On cadre. On recadre. On re‑recadre. Bref, on devient soudain très sérieux… alors qu’on est juste en train de photographier une boule de Noël.

Alors, un peu de respect pour l’artiste. N’oublions pas qu’il est le seul invité qui ne mange pas les petits fours !