05 décembre, 2025

J -19 : Le noir et blanc, supprimer les couleurs et laisser apparaître le brut

Pendant des années, je me suis tenue à distance du noir et blanc. Je lui reprochais son austérité, son silence, son apparente froideur. Je préférais le jeu des couleurs, leur éclat joyeux et leur danse infinie.

Les couleurs m’invitaient à célébrer la vie ; elles me semblaient plus proches de la vérité, plus fidèles à l’émotion immédiate. Je croyais naïvement qu’elles donnaient à mes images une vibration, une chaleur, une énergie indispensable.

Le noir et blanc, lui, me paraissait trop nu, trop terne, trop dépouillé, fade. Comme si en effaçant les teintes, il effaçait aussi une part de la magie.

Mais peu à peu, j’ai compris que ce refus était une étape.

En supprimant les couleurs, l’œil se focalise sur la composition, les lignes, les contrastes et les volumes, sur l’essentiel en quelque sorte. Le monochrome intensifie les sentiments, car il élimine les distractions et laisse apparaître une vérité plus nue, une impression de sincérité, de profondeur.

Avec le temps, j’ai compris que « le noir et blanc » n’était pas seulement une absence de couleur : c’est un langage visuel qui transforme le réel en nuances de gris ; il invite à regarder « autrement », à percevoir la densité des matières, la subtilité des ombres, et à ressentir l’image comme une émotion pure.

Le noir et blanc n’est pas une absence, mais une révélation. En supprimant les couleurs, il dépouille l’image de ses artifices et met à nu l’essentiel. La matière se dévoile : les textures deviennent palpables. La lumière s’impose et vient souligner les courbes, dramatise les ombres. Débarrassée des distractions chromatiques, l’émotion surgit, brute et directe.

Là où la couleur charme, le noir et blanc interpelle.

Pour en savoir plus :

Pourquoi photographier en noir et blanc ? [N&B 1/4] – Thomas Hammoudi

Pourquoila photographie en noir en blanc ? - Josselin Martin Photographie

Quand et pourquoi photographier en noir et blanc ? - Apprendre la Photo

04 décembre, 2025

J – 20 : Mon appareil, un compagnon de route incontournable

Il y a des voyages que l’on entreprend avec une carte ou un carnet de notes. Moi, je pars toujours avec mon appareil photo. Non pas comme un simple outil, mais comme un allié intime, un compagnon de route qui partage mes pas, mes haltes et mes émerveillements.

Il est là, en bandoulière, suspendu côté cœur, prêt à s’éveiller au moindre éclat de lumière. Il ne se lasse jamais de regarder avec moi, de scruter les détails qu’un œil pressé oublierait : la vibration d’une rue au petit matin, le reflet d’un nuage dans une flaque, une fleur qui s’ouvre au soleil.

Chaque déclenchement est une confidence, une trace déposée dans la mémoire du voyage. L’appareil ne se contente pas de figer des paysages : il recueille mes émotions, mes hésitations, mes élans. Il transforme l’instant en récit, la lumière en langage, le silence en image.

Sur les routes, il m’invite à ralentir. À m’arrêter devant une porte ancienne, à contempler la danse des ombres sur un mur, à écouter le souffle du vent dans les arbres. Il me rappelle que voyager, ce n’est pas seulement avancer, mais aussi apprendre à regarder, savoir s’émerveiller.

Il est le prolongement de mon regard, attentif aux détails que l’on oublie trop vite. Et quand le chemin s’arrête, il devient le gardien de mes souvenirs. Les images qu’il m’a offertes sont des fragments de moi-même, des cartes postales intérieures que je peux partager ou bien garder secrètes. Elles racontent non seulement les lieux traversés, mais aussi la manière dont je les ai vécus. Elles me permettent alors de refaire une nouvelle fois le voyage….

Mon appareil transforme chaque déplacement en aventure sensible, chaque instant en trésor, chaque voyage en histoire à transmettre.

Une idée magique pour Noël serait de partir en Laponie, au pays du Père Noël, pour vivre la féerie des aurores boréales et des traditions nordiques. En décembre, les nuits polaires offrent un ciel parfait pour admirer les lumières dansantes. Et puis les chalets en bois, les feux de cheminée, les repas traditionnels finlandais, tout respire la convivialité. Mais pourquoi partir si loin ?

A Strasbourg et en Alsace, les marchés de Noël y sont parmi les plus réputés au monde. balades en traîneau tiré par des huskies, randonnées en raquettes dans la neige...

Mais il est un peu tard pour planifier ces voyages….. Alors restons près de chez nous.

Quand décembre s’installe en Essonne, les villes et villages se parent de mille lumières pour accueillir leurs marchés de Noël. Dans les allées décorées de guirlandes scintillantes, les chalets en bois s’ouvrent comme des coffrets de trésors : artisanat local, gourmandises sucrées, bijoux faits main, jouets traditionnels. Chaque stand raconte une histoire, chaque sourire reflète la convivialité des fêtes.

Ces marchés ne sont pas seulement des lieux de commerce : ils sont des espaces de rencontre et de mémoire collective. Les chorales entonnent des chants traditionnels, les artisans transmettent leur savoir-faire, et les habitants se retrouvent autour d’un vin chaud ou des marrons grillés.

C’est une manière de voyager sans quitter l’Essonne, de plonger dans une atmosphère festive qui relie les générations.

Avec mon appareil à la main, toujours….

03 décembre, 2025

J – 21 : Regarde, ceci est important pour moi

En photographie, le sujet est le cœur battant de l’image. Il n’est pas seulement ce que l’on voit, mais ce que l’on choisit de montrer ; il révèle ce que le photographe veut dire, ce qu’il veut partager. Le sujet est donc le fil conducteur, il guide le regard, structure la composition, donne sens au cadre.

Sans sujet, la photographie se perd dans le hasard. Avec lui, elle devient récit. Choisir un sujet, c’est déjà interpréter le monde : décider que tel détail mérite d’être vu, que telle lumière mérite d’être gardée.

Photographier, c’est une rencontre intime entre le monde et notre regard. Chaque image naît d’une émotion, d’un frisson, d’une vibration intérieure ; on ne déclenche pas parce qu’un sujet est là, mais parce qu’il résonne en nous.

Il y a des choses que l’on ne peut pas photographier, non par incapacité technique, mais


parce qu’elles ne nous touchent pas. Devant ce qui nous semble « moche » - attention toutefois car la beauté est subjective - notre œil se détourne, notre cœur reste muet. La photographie est un langage de sensibilité : sans émotion, pas d’interpellation, donc pas de récit….

Nous l’avons vu précédemment que chaque cadrage est une sélection affective ; notre appareil devient le prolongement de notre regard « intérieur », un miroir de notre poésie personnelle.

Car photographier, c’est mettre en lumière ce qui nous fait vibrer ; c’est transformer un instant en récit, un détail en symbole, une émotion en image. C’est accepter que la beauté n’est pas universelle, mais qu’elle se révèle dans la rencontre entre un sujet et un regard.

Et dans ce geste, il y a une forme de fidélité : pour ma part, je ne photographie que ce que j’aime, ce que je veux offrir au monde, ce que je veux partager….

Chaque photo devient alors une déclaration silencieuse : « Voici ce que je trouve beau, voici ce qui mérite d’être vu…. Regarde, ceci est important pour moi. »

Pour en savoir plus :

Le Sujet Photo : Comprendre Et Bien Choisir ? - L'Art De La Photo

La question du sujet – pratique.photo

02 décembre, 2025

J – 22 : Le mouvement, figer une course ou bien laisser filer un geste

Deux options, donc deux récits :

  • Figer l’instant, comme un battement suspendu,

  • Laisser filer le geste, comme une trace de vie en train de s’écrire.

Lorsque vous figez une course, vous captez la tension, l’énergie, la forme parfaite d’un saut, d’un rire, d’un envol, l’ampleur d’un effort ; le temps s’arrête, le sujet devient sculpture.

Mais lorsque vous laissez filer le geste, vous racontez autre chose : la durée, le passage, le souffle ; le flou devient langage, le mouvement devient mémoire.

Deux regards sur le même instant, c’est également deux vitesses :

  • L’une rapide (1/1000s) : le mouvement est arrêté, net, précis. Idéal pour une goutte d’eau, un enfant qui court, un oiseau en vol,

  • L’autre plus lente (1/30s ou moins) : le mouvement laisse une traînée, une empreinte. Parfait pour une danse, une main qui écrit, une lumière qui trace.

Une cascade, par exemple, est un sujet qui se prête à deux interprétations photographiques très différentes, tout dépend de « l’effet » que vous souhaitez rendre.

Pour figer la puissance, utilisez une vitesse d’obturation élevée (1/500s, 1/1000s ou plus) : chaque goutte d’eau est comme suspendue dans l’air. Par contre, avec une vitesse plus lente (1/10s, 1/4s, voire plusieurs secondes avec trépied bien sûr !) l’eau devient un voile soyeux, fluide, presque irréel. Le mouvement se transforme alors en texture douce et poétique.

Une autre approche peut être intéressante en cette période de Noël : dans certaine ville, un carrousel est installé durant les fêtes de fin d’année.

Pour figer l’action, vous pouvez photographier un cheval de bois ou une nacelle du manège, capturé net au milieu de la fête : capturés à une vitesse rapide (1/250 s ou plus), les personnages et les décorations restent nets, comme suspendus dans le temps, tandis que les lumières scintillent autour.

Pour suggérer le mouvement, vous vous attarderez plutôt sur le manège entier en rotation, avec ses lumières transformées en traînées circulaires. Pris à une vitesse lente (1/10 s ou moins), avec un trépied pour stabiliser, les chevaux deviennent flous, les guirlandes se transforment en cercles lumineux, donnant une impression de danse.

Quoiqu’il en soit, qu’elle fige l’instant ou qu’elle laisse danser le flou, la photographie nous rappelle que Noël est une ronde, où chaque image est une étoile qui tourne encore dans nos yeux émerveillés. N’oubliez jamais de vous faire plaisir !

Pour en savoir plus :

Photographier l’eau - Les Numériques

Conseils pour photographier l'eau en mouvement comme un pro | Tamron Americas

01 décembre, 2025

J – 23 : Le cadrage, une écriture visuelle

Le cadrage n’est pas qu’un simple choix technique : c’est un geste narratif. En décidant qui ou quoi entre dans le cadre, vous définissez les personnages, les relations et l’ambiance de votre image.

C’est en quelque sorte une mise en scène invisible ; il relie les personnages, souligne les gestes, révèle des émotions.

En contre-plongée, un sujet devient puissant ; en plongée, il se fait fragile.

En isolant une silhouette dans un vaste décor, vous racontez la solitude. Mais en réunissant deux regards dans le même cadre, vous suggérez le lien.

Photographier, c’est écrire avec la lumière et l’espace. Le cadrage est ce geste silencieux par lequel le photographe décide ; si inclure un détail, c’est lui donner une voix, exclure un élément, c’est choisir le silence.

Ainsi, le photographe n’est pas seulement témoin : il est narrateur. Certain s’expriment par la peinture, d’autres par des écrits ; lui, son cadre est une page, ses images des phrases, et chaque série de photos compose un récit. Choisir d’intégrer un détail, une main, un objet, un regard - ou bien l’écarter - c’est déjà orienter la lecture de la photo.

Par exemple, un cadrage serré sur un visage peut raconter l’intimité, l’émotion, alors qu’un cadrage plus large sur un paysage racontera l’environnement, le contexte.

Imaginez une scène de marché, tenez un marché de Noël, ce n’est pas ce qui manque en ce moment ! Trois possibilités :

  • Un cadrage large pour montrer la foule, l’ambiance, des couleurs, et même le bruit,

  • Un cadrage serré, sur les mains d’un artisan, s’attardant sur un geste précis, une histoire intime,

  • Un cadrage plus sélectif encore peut se faire sur le regard d’un enfant, aux yeux émerveillés : un récit de curiosité et de découverte.

Le cadrage est une écriture visuelle : chaque choix est une phrase dans l’histoire que tu racontes.

Pour en savoir plus :

Art du cadrage - Par Alain Korkos | Arrêt sur images

Formations-photo.fr/post/la-contre-plongée-l-art-de-photographier-vers-le-ciel

J -24 : ISO, lumière et sensibilité : une danse invisible

En photographie, tout commence par la lumière. Qu’elle soit naturelle, offerte par le soleil, changeante au fil des heures et des saisons - ou bien artificielle, produite par une lampe, un flash ou une LED, elle conditionne directement le réglage de la sensibilité de notre appareil : les ISO.

  • ISO bas (100–200) : idéals lorsque la lumière est abondante ; en plein midi ou sous un flash puissant, le capteur n’a pas besoin d’être très sensible. Résultat : une image nette, sans bruit, un rendu pur.

  • ISO moyen (400–800) : parfait pour les ambiances plus douces, comme la lumière dorée du lever ou du coucher du soleil, ou une pièce éclairée par une fenêtre ; le capteur compense la baisse de luminosité sans trop altérer la qualité.

  • ISO élevé (1600–3200 et plus) : nécessaire quand la lumière est faible ou instable, comme lors d’un concert ou sous une simple lampe domestique ; l’image reste visible, mais le grain apparaît, donnant parfois une texture expressive.

Une lumière naturelle crée l’authenticité, la chaleur, des nuances infinies ; plus la lumière est forte, plus l’ISO peut rester bas (attention : trop de lumière peut « cramer » votre photo). À l’inverse, au crépuscule ou par temps couvert, il faut monter l’ISO pour garder de la clarté.

La lumière artificielle, quant à elle, permet un contrôle total, et bien sûr la créativité ; si la source de lumière est puissante et dirigée (flash, spot), l’ISO reste bas. Mais sous un éclairage faible ou diffus, il faut augmenter la sensibilité pour compenser.

La sensibilité ISO est comme l’oreille d’un musicien : plus elle est fine, plus elle capte les nuances. Tiens, justement, parlons poésie…..

Chaque photo est le résultat d’un dialogue entre la qualité de la lumière et la sensibilité du capteur. Le photographe choisit son ISO comme on ajuste le volume d’une musique : pour que l’image reste lisible, expressive et fidèle à l’ambiance.

La lumière magique transforme une scène ordinaire en image extraordinaire. Elle survient quand le soleil est bas sur l’horizon, créant des ombres longues, des tons dorés et une atmosphère presque irréelle ; les couleurs sont saturées mais harmonieuses, les visages baignés d’une lueur flatteuse.

Aujourd’hui par exemple, la lumière magique se situe entre 8h22 et 9h14 pour le matin et 16h06 et 16h57 dans la soirée.

L’heure bleue est une période plus courte - de15 à 30 minutes - après le coucher du soleil ou avant son lever, l’heure où le ciel prend une teinte bleu intense et uniforme ; ce phénomène est dû à la diffusion Rayleigh, qui colore l’atmosphère lorsque le soleil est sous l’horizon mais que sa lumière éclaire encore indirectement. Le résultat donne une ambiance calme, mystérieuse, presque suspendue. Des lumières artificielles (lampadaires, vitrines, bougies) se marient parfaitement avec ce bleu profond.

Alors que diriez-vous de photographier un même lieu d’abord en lumière magique, dorée et chaude, puis au moment bleu ? Le matin « bleu » se situe aujourd’hui entre 7h45 et 7h59 et le soir entre 17h21 et 17h35.

Vous découvririez ainsi comment la lumière seule change l’histoire racontée par l’image.

Pour en savoir plus :

L'Heure Bleue - Où, quand et comment la photographier ? - cours photo

L'importance de la lumière en photographie | Magazine WhiteWall

10 août, 2025

Felix ARNAUDIN, le « Lou Pèc » des Landes

Simon Arnaudin, plus connu sous le nom de Félix Arnaudin, est considéré comme l’un des premiers ethnographes et photographes à avoir documenté la culture de la Haute-Lande, une région alors en pleine mutation.

Félix Arnaudin est né le 30 mai 1844 à Labouheyre dans les Landes (AD 40 n°10 page 73/1051) ; il est le fils de Barthélémy, cordonnier de 27 ans, et de Marie Thérèse BARON.

Barthélémy est natif de Lü, depuis quelques générations, et réside avec sa famille au « Monge ».

Labouheyre est une commune située dans la forêt des Landes, elle fait partie du Parc naturel régional des Landes de Gascogne. C’est une petite bourgade rurale de moins 3000 Bouheyrotes et Bouheyrots qui n’en comptaient que 447 en 1841 (wikipedia)

Félix Arnaudin a consacré plus de quarante ans à photographier les paysages, les habitants, les bâtis et les scènes de vie de sa région natale. Tandis que la politique d’aménagement du territoire transformait les Landes en une forêt industrielle de pins, lui, voyait disparaître un monde agro-pastoral riche en traditions. Il s’est alors donné pour mission de sauvegarder la mémoire de cette culture menacée.

Félix Arnaudin avait une approche rigoureuse et visionnaire de la photographie, qu’il considérait comme un outil essentiel pour archiver la mémoire de la Grande-Lande en pleine transformation.

Il utilisait des plaques au collodion humide, puis au gélatino-bromure d’argent, une technique exigeante qui nécessitait de préparer et développer les clichés rapidement ; ses images étaient souvent réalisées sur des plaques de format 13 × 18 cm, ce qui permettait une grande précision et une belle finesse de détails.

Mais le photographe ne se contentait pas de capturer la réalité brute. Il composait ses images avec soin, parfois en mettant en scène les sujets pour atteindre un idéal esthétique et ethnographique ; il n’hésitait pas à retoucher ses plaques, à effacer certains éléments ou à accentuer d’autres pour mieux transmettre sa vision du monde landais.

Bien qu’attaché à un monde ancien, il choisit la photographie — une invention moderne — pour le préserver. Il disait lui-même qu’il aurait dessiné s’il avait su le faire correctement, mais la photographie lui permettait de tout relever, tout archiver.

Felix Arnaudin a couvert plusieurs thèmes :

Les paysages ruraux

Les portraits

Le bâti traditionnel

Les scènes de la vie quotidienne

Obsédé toute sa vie par la disparition des Landes de son enfance, il voulait figer une mémoire collective avant qu’elle ne disparaisse sous les pins plantés par la loi de 1857.

Il s'est éteint le 6 décembre 1921 (AD 40 n°32 page 157/205) dans cette même commune de Labouhère qui l’a vu naître, qu’il a chéri et respecté toute sa vie, prenant soin de collecter précieusement ses informations auprès de la population.

*

Pour en savoir plus :

Le trésor caché de Félix Arnaudin

Conférence "Félix Arnaudin, œuvre photographique"

La Grande Lande par Félix Arnaudin

Cap Sud Ouest : Félix Arnaudin, photographe engagé (extrait)

L'oeil et l'empreinte

Chaque photographe porte en lui une manière singulière de voir le monde. Derrière l’objectif, il y a un regard — sensible, engagé, curieux, parfois dérangeant — et une empreinte, celle d’un style, d’une émotion, d’un instant capturé. Cette diversité de visions compose une cartographie vivante de la photographie contemporaine : des récits intimes aux explorations sociales, des expérimentations formelles aux témoignages du réel.

Il est important de souligner cette pluralité, où chaque image devient trace, mémoire, et expression d’un regard unique sur le monde.

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Il existe une classification au sein des Beaux-Arts :

  • le 1er art : l’Architecture, l’art de concevoir et construire des espaces,

  • le 2ème art : la Sculpture, l’art de façonner des volumes dans la matière,

  •  le 3ème art : la Peinture, l’art de représenter par la couleur et la forme,

  • le 4ème art : la Musique, l’art des sons et des rythmes,

  • le 5ème art : la Littérature et la Poésie, l’art du langage, de l’écriture et de l’imaginaire,

  • le 6ème art : les Arts de la scène, c’est-à-dire, le théâtre, la danse, le cirque… l’art du spectacle vivant,

  • le 7ème art : le Cinéma, l’art du mouvement, de l’image et du récit,

  • le 8ème art : les Arts médiatiques, comme la radio, la télévision, la photographie, et la vidéo

  • le 9ème art : la Bande dessinée, art narratif mêlant texte et image,

  • et enfin le 10ème art : les arts numériques tels que les jeux vidéo, la réalité virtuelle, les installations interactives….

La photographie est donc un art à part entière même si elle est née comme une technique scientifique (Niepce le père de la photographie) ; elle s’est rapidement imposée comme un moyen d’expression artistique aussi puissant que la peinture, la sculpture ou la littérature.

Car un photographe ne se contente pas de capturer une image : il compose, éclaire, cadre, attend, interprète. Comme un peintre choisit ses couleurs, le photographe choisit ses sujets, ses ambiances, ses émotions. Il « pense » sa photographie ; elle lui permet de raconter une histoire, de susciter une émotion, de provoquer une réflexion.

Toutefois, l’art photographique se situe à la frontière entre contrôle et spontanéité, entre technique et intuition ; d’un côté, il y a une longue préparation - le cadrage, la lumière, les bons paramètres de l’appareil et le sujet ! – et de l’autre, le hasard, ce moment imprévu, cette « lumière » qui transforme une image en chef-d’œuvre.

Donc la photographie fait pleinement partie de la grande famille des Beaux-Arts ; il est d’ailleurs possible de classer les photographies par leur sujet, leur intention, leur style ou leur clientèle. Très modestement, je me suis essayée à classer quelques photographes selon leurs spécialités (liste non exhaustive), un exercice assez compliqué qui m’a permis toutefois d’en prendre plein les yeux !

Alors, attention, on entre dans la cour des Grands….

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Le photographe animalier, spécialisé dans les animaux sauvages ou domestiques, exigeant techniquement et physiquement

Mathieu Courdesses – French Wildlife photographer

Laurent Ballesta

Top 20 Photographes animaliers dans le monde à suivre – Pixfan.com

Photographe animalier français : 21 photographes à découvrir

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Le photographe de paysage capture la beauté naturelle ou urbaine des environnements, un art artistique et/ou documentaire

Les meilleurs photographes de paysages à travers le monde.

Philippe Albanel Photographe Célèbre | Photo de Paysage

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Le photographe sportif immortalise l’action, la vitesse et l’intensité des événements sportifs ; la photographie sportive requiert une grande maîtrise technique.

Voici les lauréats 2025 des World Sports Photography Awards - LesNumériques

Les 10 photographes sportifs célèbres à suivre

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Le photographe de presse / photojournaliste raconte des histoires vraies ( conflits, des événements politiques, des catastrophes…) à travers des images prises sur le vif. On lui associe le photographe d’événements qui couvre des concerts, des festivals, des conférences, des soirées, en freelance ou pour des agences.

Les Photos de Robert Capa : au Cœur de la Polémique

Robert Capa, photographe de guerre | Paris Musées

Marc Riboud. Photographies du Vietnam 1966-1976 | Musée Guimet

Zoom photographe : Marc Riboud, une rigueur de la composition au service de l’engagement

Du Vietnam à l'Ukraine, Patrick Chauvel, photoreporter aux 14 guerres

Atelier Robert Doisneau | Site officiel

Henri Cartier-Bresson • Photographer Profile • Magnum Photos

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Le photographe d’architecture met en valeur les bâtiments, les structures et les intérieurs.

Inspirations : les plus grands photographes d'architecture à suivre - Art-milanMazaud

Les 5 photographes d'architecture célèbres à connaître

Lucien Hervé | Michael Hoppen Gallery

Lucien Hervé | Agnès Szaboova Gallery | France

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Le photographe commercial / publicitaire crée des images pour vendre un produit ou une marque ; il transforme des produits en icônes visuelles, en jouant sur l’émotion, le désir et l’esthétique (photographie culinaire, de mode, de produits, et même des biens immobiliers).

Gregoire Alexandre.com- GREGOIRE ALEXANDRE

Jean-Baptiste Mondino : Photos

Guy Bourdin Photography | The Independent Photographer

Patrick Demarchelier | Artnet

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Le photographe de portrait capture des individus ou des groupes (famille, de mode, ou de célébrités), souvent en studio ou en extérieur.

Les 20 plus grands photographes de portrait - Apprendre la Photo

Les meilleurs photographes de portraits de tous les temps | TheIndependent Photographer

Studio Harcourt Paris | Portraits Particuliers

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Le photographe de voyage révèle des lieux, des cultures, des paysages et des scènes de rue à travers le monde. Il est souvent lié au journalisme ou à l’édition.

20 photographes de voyage que vous devriez connaître | The IndependentPhotographer

Top 10 Photographes de Voyage Incontournables – Pixfan.com

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Et puis il existe tous les autres…. Le photographe scientifique, le photographe de rue, le photographe de drone….

Quoi qu’il en soit, celui que je préfère c’est le photographe de mémoire / ethnographique.

Et vous quel est votre créneau ?